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Chère Divaise, Cher Divais,
Chers(es) Amis,

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Guillaume LANGLAIS
 Conseiller Municipal sortant (Mouvement Démocrate) - Président de "Dives avec Vous"
Sapeur Pompier Volontaire -
  Marié et père de 3 enfants
Vendredi 28 mars 2008

Le renouvellement des assemblées intercommunales et l'élection, d'ici au 18 avril, des présidents des communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines constitue, estime l'Assemblée des communautés de France (AdCF), le «troisième tour» des scrutins municipaux des 9 et 16 mars dernier. Près de 85.000 délégués communautaires sont en cours de désignation par les 33.634 conseils municipaux des communes membres des différentes catégories d'intercommunalités.

Afin d'éclairer ces enjeux, l'Observatoire de l'AdCF a réalisé une étude sur la composition des instances intercommunales en s'appuyant, d'une part, sur les dispositions statutaires des intercommunalités mais également les pratiques constatées lors de la mandature précédente.
Selon cette étude:

- en moyenne nationale, les assemblées intercommunales se composent de 35 sièges (la très grande majorité d'entre elles comprenant entre 20 et 50 sièges), le nombre moyen de sièges par commune étant de trois;
- des écarts très sensibles par rapport à cette situation moyenne sont toutefois constatés et résultent d'une part du poids démographique de l'intercommunalité mais également du nombre de communes associées au sein d'une intercommunalité (qui varie de 2 à 128);
- en raison d'obligations réglementaires mais également de compromis politiques locaux, les sièges attribués aux villes centres ou aux communes principales sont en général significativement inférieurs à leur poids démographique au sein de l'intercommunalité (en moyenne 22% des sièges pour 45% de la population);
- jusqu'en 2008, la présidence de l'intercommunalité n'était exercée par le maire de la ville centre (ou commune principale) que dans 35% des communautés en moyenne; ce taux est néanmoins plus élevé au sein des agglomérations (56%) et plus encore des communautés urbaines (64%);
- seuls 5% de communautés étaient présidées par une femme lors de la mandature précédente (alors que 11% des maires sont des femmes et 3% des présidents de conseils généraux);
- la «gouvernance» de l'intercommunalité a été très largement marquée jusqu'à présent par le primat de la représentation des communes et des maires sur les logiques partisanes.

Seuls 3% des communautés disposaient de groupes politiques constitués au sein de leur assemblée. Elles n'étaient également que 3% à comprendre au sein de leurs assemblées des représentants des oppositions municipales (notamment toutes les communautés urbaines en raison des mécanismes légaux de désignation qui les caractérisent).

Près de la moitié des communautés (43%) avaient institué, de manière facultative et informelle, un organe collégial des maires (conseil ou comité des maires) aux côtés du bureau et de l'assemblée communautaire.

Pour télécharger l'étude, voir lien ci-dessous (PDF, 224 Ko).

par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Mercredi 30 janvier 2008
Dans un arrêt du 28 décembre 2007, le Conseil d'Etat considère que l'autorité compétente et, le cas échéant, le juge doivent apprécier au cas par cas si les atteintes qu'un projet de construction comporte pour la sécurité ou la salubrité publiques sont de nature à justifier le refus du permis de construire.


La circonstance que ces risques seraient liés à une activité régie par la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement ne fait pas obstacle, par elle-même, à la délivrance du permis de construire.

Aux termes de l'article R111-2 du Code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors en vigueur, le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation ou leurs dimensions, sont de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique.
par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Mardi 29 janvier 2008
Les collectivités locales devraient consacrer 15 milliards d'euros d'ici à 2015 pour se mettre en conformité avec les normes d'accessibilité des bâtiments publics aux personnes en situation de handicap, selon une étude publiée le 22 janvier, à l'initiative de la Fédération des associations pour adultes et jeunes handicapés (Apajh). C'est à son initiative, avec l'aide de Dexia, du cabinet Accèsmétrie et de la Fédération française du bâtiment, que le chiffrage a été réalisé.
Sur les 650.000 établissements recevant du public (ERP), qui doivent être rendus accessibles aux handicapés d'ici à à 2015, 173.000 sont gérés par les collectivités locales, dont 158.000 par les communes (13.000 par les départements, 2.000 par les régions). Le montant moyen des travaux pour les communes est estimé à 66.000 euros par bâtiment, allant de 10.000 euros pour équiper celui de la police municipale à 183.000 pour une école primaire.

"La mise aux normes représente 3% par an des 50 milliards d'euros investis par les collectivités locales pour l'entretien de leurs bâtiments publics, il faut donc démarrer au plus vite", a affirmé Gérard Bayol, directeur général de Dexia. Or les collectivités locales sont loin d'être en avance sur le calendrier. Selon une enquête menée par Dexia auprès de 300 collectivités locales de plus de 5.000 habitants en juin 2007, moins de la moitié des communes avaient créé leur commission d'accessibilité, moins de 20% lancé un état des lieux, et moins de 10% réalisé une évaluation budgétaire.

La loi sur le handicap de 2005 a imposé un diagnostic d'accessibilité d'ici au 1er janvier 2011. Un délai jugé trop laxiste par le gouvernement, qui souhaite le ramener à fin 2008.
par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Jeudi 24 janvier 2008
Le lundi 21 janvier, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé sur I-télé/France Inter que «1.631 communes ont accepté de passer une convention avec nous», dans laquelle elles s'engagent à organiser l'accueil des enfants si leur école est fermée, a déclaré le ministre, assurant que «nous en aurons 2.000 d'ici jeudi». «Il faut parler de communes qui ont des écoles primaires en nombre significatif et qui n'ont pas déjà un système d'accueil ou qui sont certaines d'avoir des grèves, donc ce sont quand même des chiffres importants», a insisté le ministre.

Rappelons que Jacques Pélissard, Président de l’AMF, a déclaré que «c’est à l’Education nationale d’organiser le service minimum dans les écoles primaires en cas de grève des enseignants». Toutefois, l’AMF insiste «sur le fait que l’organisation d’un tel service est décidée librement par chaque commune, en fonction des contingences locales et du besoin des familles».

Dans une note mise en ligne sur le site Internet de l’association, elle rappelle qu’aucune «disposition législative n’impose ou n’interdit aux communes de créer une structure d’accueil en cas de grève des enseignants». Il est toutefois rappelé que «le maire, en raison des pouvoirs de police généraux en matière de sécurité et de sûreté qu’il détient sur le domaine public, énoncé à l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités locales, doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des enfants qui se seraient quand même présentés devant l’établissement. Le maire doit s’assurer notamment que ces enfants ne pénètrent pas dans l’enceinte de l‘école fermée car en cas d’accident ou de dommage, le maire pourrait voir sa responsabilité engagée. Il peut pour ces enfants organiser une surveillance au sein de la mairie ou en dernier recours faire appel à la police ».

Il est aussi souligné que «le maire doit veiller à prendre toutes les mesures de précaution adéquates afin que l’encadrement des enfants soit correct, composé aussi éventuellement de parents d’élèves mais pas exclusivement en raison de problèmes de responsabilité qui pourraient survenir.»

Par ailleurs, la note expose les modalités d’application de ces dispositions lorsque la compétence scolaire et périscolaire a été transférée à un établissement public de coopération intercommunale. Toutefois, en ce qui concerne la sécurité des élèves aux abords des écoles, en particulier lorsque l’école est fermée, celle-ci continue de relever du maire. «Par conséquent, même si un EPCI est compétent en matière scolaire et périscolaire, le maire ne peut être dispensé de veiller à la sécurité des enfants aux abords des écoles, d’autant plus lorsque l’EPCI n’est pas en mesure d’offrir un service d’accueil pour les enfants faute de personnels», est-il indiqué.
par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Lundi 31 décembre 2007
Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, présentera au début d'année 2008 un projet de loi sur la protection de l'identité qui permettra la mise en place de titres biométriques plus sûrs. Il s’agit, selon la ministre, de lutter contre la fraude car chaque année, environ 100.000 titres vierges sont dérobés pour servir à des trafics.


undefinedCe texte devrait aussi répondre à la question des contentieux en cours concernant le remboursement des frais supportés par les communes à la suite du transfert de la gestion des demandes de passeport et de carte nationale d'identité aux maires de certaines communes. Répondant hier à un député qui lui indiquait que «les maires sont particulièrement inquiets, car il semblerait qu'on envisage de donner une base légale à la prise en charge du traitement des demandes de passeports et de carte nationale d'identité par les communes», la ministre de l’Intérieur a fait observer que dans sa «décision du 5 janvier 2005 – "Commune de Versailles" –, le Conseil d'État a rappelé que seule la loi pouvait confier aux maires la mission de recueillir et délivrer les demandes de titres d'identité.»

Elle a ajouté que «le décret, modalité juridique choisie par le gouvernement (…) en 1999 et en 2001, n'était donc pas adapté. C’est cela – et non le fond – que le Conseil d’État a censuré. Il n’a donc pas reconnu de droit à compensation aux maires au titre de l'article 72-2 de la Constitution. Les contentieux engagés sur la base d'un simple vice de forme représentent cependant un coût potentiellement important – plusieurs centaines de millions d'euros selon certaines estimations – pour le budget de l'État. Je souhaite donc apporter une réponse rapide à ce risque, et j’ai engagé dans ce but une concertation avec l'Association des maires de France.»
par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Dimanche 23 décembre 2007
Defibrillateur2.jpgDes défibrillateurs cardiaques devraient être installés dans les lieux publics, notamment les équipements sportifs à Dives-sur-Mer sans attendre une loi.

Les défibrillateurs cardiaques automatisés externes (DAE) sont utiles lorsque l'accident est dû à une fibrillation ventriculaire initiale, soit dans 40% des cas. Seuls les professionnels de santé étaient habilités à en faire usage. Mais depuis le mois de mai 2007, un décret autorise toute personne à le faire, car ce sont des appareils extrêmement sûrs et la défibrillation ne se produit que si elle est nécessaire. L'utilisation de ces appareils ne doit cependant en aucun cas remplacer l'appel au Samu et la pratique d'un massage cardiaque externe.

Cette mesure a été prise en concertation avec les professionnels de l'urgence et les collectivités locales, qui doivent convenir ensemble, dans un souci d'efficacité, des lieux d'installation.
Enfin, il est prévu que les équipes de secours remplissent tous la même fiche. Les données qui seront recueillies permettront de parfaire le dispositif.

La ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports a indiqué sa ferme volonté de voir généraliser l'installation des défibrillateurs, notamment dans les équipements sportifs, en profitant des restructurations entreprises par le Centre national de développement du sport, et en lien avec les collectivités territoriales maîtres d'ouvrage.

N'attendons pas l'irréparable !

Réponse à la question écrite n°2267 de Bernard Piras Publiée au JO du Sénat du 13 décembre 2007
par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Mardi 18 décembre 2007
Dans sa dernière édition, "Stat-info" (le bulletin de la Mission statistique du secteur sport, jeunesse et vie associative du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports) souligne le poids économique du secteur associatif dans notre pays.

Avec un budget cumulé de l'ordre de 59 milliards d'euros, un volume d'emploi de 1.050.000 emplois en équivalent plein temps, auxquels s'ajoute le travail de près de 14 millions de bénévoles qui représentent un volume de travail de l'ordre de 935.000 emplois en équivalents plein temps, le poids en 2005 dans l'économie et dans la société française des quelque 1.100.000 structures qui composent le secteur associatif apparaît considérable.

«Les communes entretiennent des relations financières avec 63% des associations», indique cette étude qui montre qu’en moyenne 14% des ressources proviennent des communes alors que la part totale des financements publics s’établit à 51%. Les communes sont le premier financeur public des associations. Cette place des communes est encore plus marquée lorsque l’on regarde les finacements par secteur d’activité. Ainsi dans le domaine des loisirs le taux de partcipation des communes s’élève à 25%, il est de 22% pour la culture, de 21% dans le secteur économie, développement local et de 20% pour les associations sportives.

«A côté des actions de partenariat impliquant un engagement financier important ou régulier, les communes établissent très souvent des liens de convivialité et de reconnaissance réciproque avec les associations, qui se traduisent par un financement à caractère largement symbolique», indique aussi ce document.
Le second partenaire public des associations est le conseil général qui entretient une relation financière avec plus d'une association sur cinq. L'État, notamment par l'intermédiaire de ses administrations déconcentrées, a accordé un financement à 10% des associations, soit environ 110.000 associations. Les financements régionaux sont rares, ils concernent 6% des associations, et les financements européens exceptionnels (1% seulement des associations en bénéficient).

En moyenne, les associations tirent leur financement à égalité de ressources publiques et privées, mais si l'on tient compte du caractère employeur ou non, ce chiffre tombe pour les sans salarié à 26% de financement d'origine publique et il monte à 56% pour les employeurs. Les financements publics représentent 67% des ressources dans le secteur de l'action sociale et de la santé.

Les financements de l'Etat, importants en 1999 puisqu'ils représentaient 15% du budget cumulé du secteur associatif, ont décru de 5% en volume sur la période et alimentent en 2005, 12% du budget cumulé des associations. Les financements des départements en direction des associations ont augmenté de 20%. Ceux des régions ont également augmenté de façon importante sans toutefois que celles-ci ne deviennent un acteur majeur pour les associations. Enfin, le financement des organismes sociaux a baissé de façon importante (- 9% en 6 ans).

par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Lundi 17 décembre 2007
Xavier Darcos a confirmé, le 11 décembre, sa volonté d'instaurer un service minimum dans les écoles primaires dès la rentrée 2008. Il sollicite la participation des communes, qui seront dédommagées par le reversement de tout ou partie des retenues de salaires pour les jours de grève.

Le ministre de l'Education nationale va engager des discussions avec les partenaires sociaux, les familles et les collectivités. Celles-ci porteront sur trois points:

-"la manière de prévenir les conflits afin que la grève ne constitue que le moyen d'un ultime recours";
- "l'information des familles et des collectivités";
- "la mise en place du service minimum d'accueil qui pourra être assuré lors des grèves", selon un document du ministère.
Seules les écoles primaires, qui ferment si le trop grand nombre de grévistes compromet l'accueil des enfants dans des conditions de sécurité, seront concernées par cette mesure.

L'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) a fait part de son «étonnement» devant une décision prise «sans concertation». Par ailleurs, estiment les élus, le montage financier envisagé par le gouvernement «paraît inopportun. Il attisera les conflits entre personnels enseignants et collectivités, alors que les relations avaient été pacifiées dans le cadre de partenariats construits dans la duré e. Cette solution paraît inenvisageable dans les faits».
par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Lundi 17 décembre 2007
mairie.jpg.jpegLors du Conseil de modernisation des politiques publiques qui s’est tenu mercredi 12 décembre 2007, le gouvernement a engagé la première étape de la «revue générale des politiques publiques» qui doit s'achever en mai.

Dans son discours, le président de la République a tout d’abord rappelé qu’il ferait la réforme de l'Etat, «parce que nos finances publiques doivent être redressées» et que «sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous n'irons pas chercher le point de croissance qui nous manque. Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous ne saurons pas maintenir nos systèmes de solidarité. Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous ne saurons pas financer les investissements dans l'avenir».

Le Conseil a examiné plusieurs dizaines de propositions concrètes dont, selon les propos de Nicolas Sarkozy «une décision qui simplifie la vie des usagers et qui fait faire des économies en même temps: la fabrication et la délivrance des cartes d'identité, des passeports, des permis de conduire seront donc rationalisées. Le processus de fabrication garantira une meilleure qualité et des délais plus courts. La délivrance sera effectuée au plus près des citoyens, qui n'auront plus à aller jusqu'à leur préfecture ou leur sous-préfecture. Un meilleur service pour moins cher, c'est ce que les Français demandent aux entreprises, les administrations le leur doivent également. On va donc mettre les mairies dans le circuit. C'est quand même extraordinaire que les mairies qui sont le lieu par définition du service public de proximité, ne pouvaient pas donner de permis de conduire, de carte d'identité ou de passeport. Ce ne sont pas les préfectures et les sous-préfectures qui sont adaptées pour cela.»

Le deuxième exemple donné par le chef de l’Etat concerne l’organisation territoriale de la République, les préfets de région ayant désormais autorité sur les préfets de département «dans le cadre d'une ambitieuse évolution des services de l'Etat dans les territoires. Le niveau régional deviendra donc le niveau de pilotage des politiques de l'Etat». «Je souhaite, a ajouté le chef de l’Etat, qu'un mouvement inédit de déconcentration au profit de cet échelon régional permette de réduire le format des administrations centrales. C'est le sens de la révision à la baisse des structures d'administration centrale que j'avais annoncé, et qui devient concrète dès aujourd'hui pour certains ministères.»

par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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Lundi 22 octobre 2007
Ma petite maman chérie,
 mon tout petit frère adoré,
 mon petit papa aimé,
 Je vais mourir ! (…) »
Dès ses premiers mots, la dernière lettre écrite par Guy Môquet, la veille de sa mort, ne peut manquer de nous émouvoir. Témoignage poignant d’un jeune homme de 17 ans qui sera fusillé. Ecrit qui nous est parvenu, écrit appartenant à la sphère du privée. Et c’est bien là une part du problème ! Lundi 22 octobre 2007, les professeurs d’Histoire-Géographie, de Lettres et de Philosophie ont l’obligation de lire cette lettre à leurs élèves. Exercice imposé par le bulletin officiel suite à une injonction du Président de la République.

La question se pose : Quel est l’intérêt de cette lecture… et du matraquage médiatique qui en est fait ? Un petit retour en arrière est nécessaire :

- 20 octobre 1941 : le militaire allemand Karl Hotz est abattu à Nantes. En représailles, l’armée allemande arrête 50 personnes, dont 27 militants communistes. Ils sont tous fusillés le 22 octobre. Parmi eux, Guy Môquet (petite précision, aucun d’eux n’a participé à l’assassinat de Karl Hotz… point d’acte de résistance de leur part…)

- 16 mai 2007 : Nicolas Sarkozy, fraichement élu omniprésident, annonce que sa toute première décision en tant que mégachef de l’Etat sera de faire lire dans les salles de classes, chaque année, la dernière lettre de Guy Môquet.
 

Vous en avez tous entendu parler, les professeurs ne sont pas franchement enthousiastes à cette idée. Tous vous le diront, le rôle de l’école est d’instruire et de donner aux jeunes un esprit d’analyse, développer leur sens de l’observation et leur sens critique. Or, là, on joue sur le registre de l’émotivité… je dirais même du pathétique ! L’analyse est supplantée par l’émotion… elle est donc absente !

Second problème, depuis quand le Président de la République peut-il décider, seul, qu’un texte est fondamental dans l’apprentissage de nos élèves ? Cela frôle le « maréchalisme » ! Ouf, ce n’est que du Sarkozysme ! Que les professeurs d’Histoire, en abordant la Seconde Guerre Mondiale avec leurs élèves, leur présentent, entre autres documents, la lettre de Guy Môquet, soit… mais une telle lecture, isolée, en dehors de tout contexte logique, quelle peut en être l’intérêt… ? Permettez-moi de me poser (et de vous poser) la question…

Monsieur Sarkozy semble vouloir imposer ses propres méthodes, à savoir une politique fondée sur l’émotion et la communication autour de l’émotion, au système éducatif. Nous avons une autre conception de l’enseignement et les professeur ont, ne l’oublions pas, toute leur autonomie en matière de pédagogie. Souhaitons qu’ils s’en souviennent le 22 octobre !

par Guillaume LANGLAIS publié dans : INFO NATIONALE
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