
Le travail incessant depuis plusieurs années du collectif amiante de Tréfimétaux, constitué d'ayants droit et de victimes, voit ses efforts récompensés par le classement de l'ex-usine Tréfimétaux de Dives-sur-Mer en site amiante.
Suite à l'annonce de classement de l'ex-usine de Dives-sur-Mer en site amiante, le collectif des victimes est prudent.
« Pour nous, il ne s'agit pas d'une victoire, mais du bon droit enfin reconnu des ex-Tréfimétaux et qu'enfin les décisions de justice soient appliquées. » Le tribunal administratif de Caen avait enjoint par deux fois « le ministre de l'Emploi de statuer sur la demande tendant à l'inscription de l'établissement comme site amiante ».
Ému, entouré de son collectif, Jean-Pierre Rocard se refusait hier après-midi à tout triomphalisme après l'annonce faite mercredi soir par Nicole Ameline, conseillère régionale UMP, sur l'avis favorable émis par Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, sur le classement en site amiante de l'ex-usine Tréfimétaux de Dives-sur-Mer. (lire « Ouest-France » d'hier).
« Le ministre a enfin su prendre la décision que les victimes attendaient avec, il vrai, l'appui d'un consensus d'élus normands toutes tendances confondues dont le collectif se félicite. »
Et Jean-Pierre Rocard de poursuivre : « Maintenant, nous attendons la finalisation du texte d'application », ce qui ne devrait pas tarder, car « nous avons, en accord avec Mme Ameline, une réunion dans les jours à venir avec le ministre Jean-Louis Borloo ». Tréfimétaux classé site amiante, « c'est pour les 107 anciens salariés, reconnus malade de l'amiante - sur les 200 salariés recensés - l'assurance d'indemnités calculées sur le salaire le plus favorable », ajoute Odile Ritzenthaler, secrétaire du collectif. Et pour ceux qui sont encore en activité aujourd'hui, « non atteints par l'amiante mais ayant travaillé à Tréfimétaux, c'est l'assurance de partir à la retraite anticipée avec une indemnisation plus conséquente prise en charge par Tréfimétaux ».
Reste que le collectif entend poursuivre « le combat pour le droit des victimes, veuves et enfants ».
Ouest-France du 16 février 2007
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