L’application des règles de parité homme-femme et de panachage applicables dans les communes de plus de 3.500 habitants pour les élections municipales «dont on redoutait qu'il politise à l'excès les enjeux municipaux, fait aujourd'hui l'objet d'un réel consensus de l'ensemble des forces politiques», a récemment précisé la ministre de l’Intérieur, en réponse à une question écrite (1).
Quant au panachage, auparavant autorisé dans les communes de moins de 30.000 habitants par la loi n° 64-620 du 27 juin 1964, il a été maintenu dans les communes de moins de 3.500 habitants.
La loi n° 2000-493 du 6 juin 2000 sur la parité s'applique dans les conseils municipaux sans modifier la loi électorale en vigueur depuis le 19 novembre 1982. Les communes de moins de 3.500 habitants, où le panachage est possible, ne sont donc pas concernées par l'obligation de déposer des listes paritaires.
La modification du seuil de 3.500 habitants n'est pas prévue, tant en ce qui concerne le mode de scrutin que la parité. En effet, il est contraire à l'usage républicain de modifier les règles électorales en vigueur moins d'un an avant le renouvellement des assemblées concernées. En outre, la parité a été élargie aux adjoints au maire des communes de 3.500 habitants et plus par la loi n° 2007-128 du 31 janvier 2007. Lors de ces débats, certains parlementaires ont souhaité que cette législation soit même étendue à toutes les communes comprises entre 2.500 et 3.499 habitants.
Les résultats des prochaines élections municipales permettront de dire si les problèmes signalés pour constituer des listes dans les communes de 3.500 à 5.000 habitants sont avérés.
(1) Question n° 5453, réponse publiée au JO du 06/11/2007 .
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