La ministre était interrogée par Yannick Favennec, député UMP de la Mayenne, qui rappelait que, début septembre, un jeune homme de 35 ans était mort lors d'un match de football amateur à Aron, une commune de sa circonscription. «On estime à environ 500 le nombre de sportifs – considérés comme en bonne santé – qui meurent chaque année d'un arrêt cardiaque, et à près de 50.000 le nombre total de personnes qui en sont victimes en France. Cela devrait nous conduire à mettre en place un plan de santé publique, à l’instar de ce qui a été fait pour le cancer et la maladie d'Alzheimer, et en suivant l’exemple d'autres pays.»
Selon les statistiques de la ministre, nombre d’accidents «surviennent à domicile ou sur la voie publique, et 70% d’entre eux ont lieu devant témoins, mais le plus souvent, ils ne savent pas pratiquer les gestes adaptés.» Les défibrillateurs cardiaques automatisés externes sont utiles lorsque l’accident est dû à une fibrillation ventriculaire initiale, soit dans 40% des cas. Or jusqu’en mai dernier, seuls les professionnels de santé étaient habilités à en utiliser. Depuis cette date, un décret autorise toute personne à le faire – il s'agit, selon Mme Bachelot, d'appareils extrêmement sûrs, et la défibrillation ne se produit que si elle est nécessaire. L’utilisation de ces appareils ne doit cependant en aucun cas remplacer l’appel au SAMU et la pratique d’un massage cardiaque externe.
«Cette mesure a naturellement été prise en concertation avec les professionnels de l’urgence et avec les collectivités locales, qui doivent convenir ensemble, dans un souci d’efficacité, des lieux d’installation », a conclu la ministre.
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