Ma petite maman chérie,mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! (…) »
- 20 octobre 1941 : le militaire allemand Karl Hotz est abattu à Nantes. En représailles, l’armée allemande arrête 50 personnes, dont 27 militants communistes. Ils sont tous fusillés le 22 octobre. Parmi eux, Guy Môquet (petite précision, aucun d’eux n’a participé à l’assassinat de Karl Hotz… point d’acte de résistance de leur part…)
- 16 mai 2007 : Nicolas Sarkozy, fraichement élu omniprésident, annonce que sa toute première décision en tant que mégachef de l’Etat sera de faire lire dans les salles de classes, chaque année, la dernière lettre de Guy Môquet.
Vous en avez tous entendu parler, les professeurs ne sont pas franchement enthousiastes à cette idée. Tous vous le diront, le rôle de l’école est d’instruire et de
donner aux jeunes un esprit d’analyse, développer leur sens de l’observation et leur sens critique. Or, là, on joue sur le registre de l’émotivité… je dirais même du pathétique ! L’analyse est
supplantée par l’émotion… elle est donc absente !
Second problème, depuis quand le Président de la République peut-il décider, seul, qu’un texte est fondamental dans l’apprentissage de nos élèves ? Cela frôle le « maréchalisme » ! Ouf, ce n’est
que du Sarkozysme ! Que les professeurs d’Histoire, en abordant la Seconde Guerre Mondiale avec leurs élèves, leur présentent, entre autres documents, la lettre de Guy Môquet, soit… mais une
telle lecture, isolée, en dehors de tout contexte logique, quelle peut en être l’intérêt… ? Permettez-moi de me poser (et de vous poser) la question…
Monsieur Sarkozy semble vouloir imposer ses propres méthodes, à savoir une politique fondée sur l’émotion et la communication autour de l’émotion, au système éducatif. Nous avons une autre
conception de l’enseignement et les professeur ont, ne l’oublions pas, toute leur autonomie en matière de pédagogie. Souhaitons qu’ils s’en souviennent le 22 octobre !
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