Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! (…) »
Dès ses premiers mots, la dernière lettre écrite par Guy Môquet, la veille de sa mort, ne peut manquer de nous émouvoir. Témoignage poignant d’un jeune homme de 17 ans qui sera
fusillé. Ecrit qui nous est parvenu, écrit appartenant à la sphère du privée. Et c’est bien là une part du problème ! Lundi 22 octobre 2007, les professeurs d’Histoire-Géographie, de Lettres et
de Philosophie ont l’obligation de lire cette lettre à leurs élèves. Exercice imposé par le bulletin officiel suite à une injonction du Président de la République.
La question se pose : Quel est l’intérêt de cette lecture… et du matraquage médiatique qui en est fait ? Un petit retour en arrière est nécessaire :
- 20 octobre 1941 : le militaire allemand Karl Hotz est abattu à Nantes. En représailles, l’armée allemande arrête 50 personnes, dont 27 militants communistes. Ils sont tous fusillés le 22
octobre. Parmi eux, Guy Môquet (petite précision, aucun d’eux n’a participé à l’assassinat de Karl Hotz… point d’acte de résistance de leur part…)
- 16 mai 2007 : Nicolas Sarkozy, fraichement élu omniprésident, annonce que sa toute première décision en tant que mégachef de l’Etat sera de faire lire dans les salles de classes, chaque
année, la dernière lettre de Guy Môquet.
Vous en avez tous entendu parler, les professeurs ne sont pas franchement enthousiastes à cette idée. Tous vous le diront, le rôle de l’école est d’instruire et de
donner aux jeunes un esprit d’analyse, développer leur sens de l’observation et leur sens critique. Or, là, on joue sur le registre de l’émotivité… je dirais même du pathétique ! L’analyse est
supplantée par l’émotion… elle est donc absente !
Second problème, depuis quand le Président de la République peut-il décider, seul, qu’un texte est fondamental dans l’apprentissage de nos élèves ? Cela frôle le « maréchalisme » ! Ouf, ce n’est
que du Sarkozysme ! Que les professeurs d’Histoire, en abordant la Seconde Guerre Mondiale avec leurs élèves, leur présentent, entre autres documents, la lettre de Guy Môquet, soit… mais une
telle lecture, isolée, en dehors de tout contexte logique, quelle peut en être l’intérêt… ? Permettez-moi de me poser (et de vous poser) la question…
Monsieur Sarkozy semble vouloir imposer ses propres méthodes, à savoir une politique fondée sur l’émotion et la communication autour de l’émotion, au système éducatif. Nous avons une autre
conception de l’enseignement et les professeur ont, ne l’oublions pas, toute leur autonomie en matière de pédagogie. Souhaitons qu’ils s’en souviennent le 22 octobre !
Les élections municipales auront lieu les 9 et 16 mars 2008, a annoncé ce jour (11.10.07) le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, à l'issue du Conseil des
ministres.
«Il est clair que certains élèves auront besoin d’accompagnement, a précisé hier aux députés Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale. Nous allons dialoguer avec les
collectivités. Je doute que les maires considèrent qu’ils n’ont pas à s’occuper des enfants qui ont besoin d’être accompagnés.»
Expliquant que le gouvernement avait effectivement décidé de libérer le samedi matin pour les élèves du primaire, dès la rentrée prochaine, le ministre a
indiqué que cette décision «recréera un temps pour les familles le week-end. Le dispositif en vigueur était trop disparate, certains enfants travaillant le samedi, d’autres non, d’autres encore
travaillant un samedi sur deux. Cela créait de grandes difficultés pour les familles.»
En outre, a-t-il précisé, «le temps de travail à l’école primaire est actuellement très supérieur, en France, à la moyenne européenne. Les heures ainsi libérées permettront aux enseignants de
consacrer davantage de temps aux 15% d’élèves en grande difficulté. Personne ne peut regretter que l’on s’occupe plus spécialement de ceux qui en ont le plus besoin. Nous allons donner de la
liberté aux familles, sans oublier les élèves qui en ont le plus besoin.»
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a indiqué hier, devant les députés lors de la séance des questions, qu’elle compte sur les
collectivités locales pour «généraliser» l’installation de défibrillateurs cardiaques automatisés externes (DAE), «notamment dans les équipements sportifs, en profitant des restructurations
entreprises par le CNDS, et bien entendu en lien avec les collectivités territoriales maîtres d’ouvrage.»
La ministre était interrogée par Yannick Favennec, député UMP de la Mayenne, qui rappelait que, début septembre, un jeune homme de 35 ans était mort lors d'un match de football
amateur à Aron, une commune de sa circonscription. «On estime à environ 500 le nombre de sportifs – considérés comme en bonne santé – qui meurent chaque année d'un arrêt cardiaque, et à près de
50.000 le nombre total de personnes qui en sont victimes en France. Cela devrait nous conduire à mettre en place un plan de santé publique, à l’instar de ce qui a été fait pour le cancer et la
maladie d'Alzheimer, et en suivant l’exemple d'autres pays.»
Selon les statistiques de la ministre, nombre d’accidents «surviennent à domicile ou sur la voie publique, et 70% d’entre eux ont lieu devant témoins, mais le plus souvent, ils ne
savent pas pratiquer les gestes adaptés.» Les défibrillateurs cardiaques automatisés externes sont utiles lorsque l’accident est dû à une fibrillation ventriculaire initiale, soit dans 40% des
cas. Or jusqu’en mai dernier, seuls les professionnels de santé étaient habilités à en utiliser. Depuis cette date, un décret autorise toute personne à le faire – il s'agit, selon Mme Bachelot,
d'appareils extrêmement sûrs, et la défibrillation ne se produit que si elle est nécessaire. L’utilisation de ces appareils ne doit cependant en aucun cas remplacer l’appel au SAMU et la pratique
d’un massage cardiaque externe.
«Cette mesure a naturellement été prise en concertation avec les professionnels de l’urgence et avec les collectivités locales, qui doivent convenir ensemble, dans un souci
d’efficacité, des lieux d’installation », a conclu la ministre.
A la veille de la 18e convention nationale de l’intercommunalité qu’organise l’Assemblée des communautés de France (AdCF) à Paris (Maison de la chimie), mercredi et
jeudi, le baromètre IFOP-AdCF (1) confirme, selon l’association, «la large adhésion des Français à l’intercommunalité et leur très nette volonté de la voir placée au coeur des débats qui
précèderont les prochaines élections municipales.»
Réalisé pour la troisième année consécutive, ce sondage révèle cette année «de nouveaux progrès dans la connaissance par les Français de leur appartenance à une
structure intercommunale» (85%, soit + 5% par rapport à 2006). Les Français concernés considèrent à 89% que l’intercommunalité est une «bonne chose» pour leur commune, un chiffre toujours élevé,
et même en légère progression (+1%), par rapport à l’an passé.
Cette adhésion s’explique notamment par le fait qu’ils considèrent en
grande majorité que l’intercommunalité a permis «de mettre en commun les moyens des communes autour d’un projet de développement cohérent» (83%), et «d’offrir de nouveaux services et équipements
collectifs aux habitants» (82%).
Si le sondage permet de vérifier que les Français discernent assez clairement les différents domaines de responsabilités devant être confiés à l’intercommunalité
(transports collectifs urbains, développement économique, services publics de l’environnement, etc.), il révèle également un déficit général d’information sur le fonctionnement de la communauté à
laquelle ils appartiennent:
- seuls 38% d’entre eux connaissent le nom de son président,
- seuls 44% s’estiment suffisamment informés sur son rôle.
Les Français veulent aujourd’hui en savoir plus: 92% d’entre eux considèrent comme «important» ou «très important» que les grands projets et compétences de leur
communauté soient placés au coeur des débats qui précèderont les renouvellements municipaux de mars 2008.
Le sondage montre aussi que les Français se prononcent très majoritairement pour une évolution des mécanismes de désignation des élus intercommunaux tout en souhaitant
que ces derniers demeurent inscrits dans un cadre communal. Seuls 36% des Français se déclarent favorables au maintien du mécanisme de désignation actuel (au second degré par les conseils
municipaux). Ils sont 49% à désirer un mécanisme de désignation directe, dans le cadre municipal (+6 points par rapport à 2006 et +14 points par rapport à 2005). Les partisans d’une élection
directe à l’échelle du territoire intercommunal ne sont plus que 15% (soit une baisse de 10 points par rapport à 2006).
Le président de l’AdCF, Marc Censi, président de la communauté d’agglomération du Grand Rodez, estime que ce sondage «révèle la solidité de l’adhésion des Français à
l’intercommunalité et aux grands objectifs qu’elle poursuit». Il souligne néanmoins les progrès qui demeurent à faire en termes d’information et de communication, notamment à l’occasion des
prochaines échéances municipales en souhaitant que «ce rendez-vous civique soit un grand moment de pédagogie sur le fonctionnement et les nouvelles responsabilités de nos communautés».
(1) Sondage réalisé par l’IFOP, à la demande de l’AdCF, auprès d’un échantillon représentatif de 955 personnes, par téléphone, du 6 au 10 septembre
2007.
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