Dimanche 24 septembre 2006
Les sénateurs ont adopté jeudi soir le projet de loi sur la prévention de la délinquance, vivement critiqué par la gauche, notamment sur le volet traitant de la justice des mineurs.
En dépit de l'opposition du PS et du PCF, la majorité sénatoriale a approuvé, sans surprise, ce texte dont le Sénat avait eu la primeur. Le projet de loi, dont le vote est intervenu en pleine polémique suscitée par les propos du ministre de l'Intérieur sur le fonctionnement de la justice en Seine-Saint-Denis, durcit plusieurs points de l'ordonnance de 1945 sur «l'enfance délinquante». Il compte parmi ses dispositions phares l'institution de la procédure de «présentation immédiate» des jeunes délinquants devant les magistrats pour mineurs. Elle est destinée à remplacer la procédure de «jugement à délai rapproché», actuellement en vigueur.
Figurent dans ce même volet le placement des jeunes dans un établissement «permettant la mise en oeuvre d'un travail psychologique, éducatif et social portant sur les faits commis», «l'activité de jour» pour obliger le mineur à participer à «des activités d'insertion professionnelle ou scolaire», ou encore le placement «sous contrôle judiciaire» des mineurs délinquants dans des «centres éducatifs fermés» .
Le texte traite en outre du rôle du maire qui devient le «pivot» de la politique de prévention, en ayant la faculté de saisir le juge des enfants aux fins de mise sous tutelle des prestations familiales, ou d'effectuer un «rappel à l'ordre» à l'encontre d'un administré susceptible de porter atteinte à l'ordre public.
Le projet de loi durcit également les sanctions contre les propriétaires de chiens dangereux, les trafiquants de drogue, et renforce les règles d'installation des gens du voyage.
Les travaux, commencés le 13 septembre dans le cadre de la session extraordinaire du Parlement, se sont achevés une semaine plus tôt que prévu. Le débat a été marqué jeudi par de vifs échanges gauche-droite sur la situation de la délinquance en Seine-Saint-Denis après la «fuite» dans la presse d'une note du préfet de ce département, et sur les propos critiques de M. Sarkozy sur la justice. «Pourquoi cette fuite? Est-ce que par hasard cette fuite ne serait pas orchestrée et n'aurait-elle pas pour but de favoriser le déroulement de nos travaux dans le sens voulu par le ministre de l'Intérieur et de renforcer ainsi la répression?», a demandé au nom du groupe PS Jean-Claude Peyronnet. «Je me demande à qui profite le crime de la publication de la note du préfet», a renchéri la sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis, Eliane Assassi, tandis que Jean-Pierre Sueur (PS) a lu en séance des extraits de la note du préfet et réclamé en vain la venue du ministre de l'Intérieur.
Devant l'offensive des élus de gauche, le chef de file des sénateurs UMP, Josselin de Rohan, a rappelé que sous le gouvernement Jospin, de 1997 à 2002, il y avait «700.000 délinquants de plus! Et 22% dans la Seine-Saint-Denis».
A l'ouverture de la séance de l'après-midi, le garde des Sceaux, Pascal Clément, a fait une déclaration solennelle pour rappeler que la critique du fonctionnement de la justice «par les Français et leurs représentants» devait se faire «avec mesure et avec impartialité».
Après le vote du Sénat, le projet de loi, qualifié «d'équilibré entre prévention et répression» par M. Clément, poursuivra sa navette à l'Assemblée nationale.
Vendredi 22 septembre 2006
Une majorité de Français (55%) est contre le vote obligatoire, 42% étant pour, selon un sondage LH2 à paraître vendredi dans 20 minutes et qui sera diffusé également sur RMC (1). Parmi les solutions envisagées pour réduire le taux d'abstention (plusieurs réponses possibles), la plus citée est le vote par Internet (38%), la possibilité de voter sur plusieurs jours (38%) et des facilités pour le vote par procuration (34%).Pour désigner les candidats à la présidentielle, 50% des personnes interrogées se disent favorables à des primaires ouvertes à tous les Français et organisées en dehors des partis politiques, 41% étant pour une désignation interne à chaque parti, comme c'est le cas aujourd'hui.
Pour faciliter l'expression des citoyens, 40% souhaitent surtout davantage de référendums nationaux sur les grands sujets, 35% développer les consultations dans les collectivités locales et 16% permettre à un nombre défini de citoyens de proposer un référendum.(1) Sondage réalisé par téléphone les 15 et 16 septembre auprès d'un échantillon national de 1.012 personnes âgées de plus de 18 ans (méthode des quotas).
Le ministre de l'Intérieur a reçu mercredi le rapport Rossinot sur la laïcité dans les services publics et a d'ores et déjà souscrit à plusieurs de ses recommandations, comme celle d'interdire aux patients de récuser un médecin pour des raisons religieuses.
En décembre 2005, au moment de la célébration du centenaire de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, Nicolas Sarkozy avait confié à un groupe de travail présidé par André Rossinot, maire de Nancy et président du Parti radical, un rapport sur la laïcité dans les services publics.
Dans une tribune publiée jeudi dans le journal «La Croix», le ministre de l'Intérieur réagit aux principales conclusions de ce rapport.
«Comme André Rossinot, il me semble tout à fait nécessaire de rappeler, dans les services publics, les exigences qui s'attachent au respect du principe de laïcité. A l'hôpital, il faut interdire aux patients de récuser un médecin pour des raisons religieuses», souligne-t-il. «A l'école, il faut mieux lutter contre les "déscolarisations sélectives" pratiquées par des familles refusant que leurs enfants suivent certains cours. Dans le même temps, l'enseignement de la laïcité et du fait religieux doit être encouragé, à l'école publique, sans s'immiscer dans l'interprétation des textes sacrés, mais pour apprendre aux élèves la tolérance et le respect des grandes religions», ajoute le ministre.
Le rapport Rossinot propose aussi, pour promouvoir la laïcité, de diffuser largement une Charte de la laïcité et de la citoyenneté dans les écoles, lors des retraits de cartes d'électeur ou des journées d'appel de préparation à la défense. Cette charte pourrait également être remise aux étrangers dans le cadre du contrat d'accueil et d'intégration prévu par la loi sur l'immigration choisie.
Dans un communiqué, l'UMP apporte son soutien aux principales conclusions du rapport, notamment la proposition d'«interdire expressément, dans le Code de la santé publique, la récusation des praticiens et des personnels soignants pour des raisons religieuses et discriminatoires».
Démocratie - République - Liberté d'expression - Débat : Ce sont des mots que l'équipe du Maire PCF ne connaissent pas !

Lors du conseil Municipal du vendredi 08 septembre :
C'est le refus catégorique :
1) D'ajouter en ordre du jour le sujet d'actualité concernant "le devenir du camping municipal"
2) Le droit d'expression des élus d'opposition dans le bulletin municipal !
3) La tribune d'expression sur le site internet de la commune !
Trois sujets anti-démocratique en un seul conseil municipal ! ils ne respectent pas les nouvelles réglementations ( loi L.2121-27-1 sur les droits d'expression des élus d'opposition)...
L'équipe du Maire communiste (PCF) représente :
Dictature - Sectarisme - Anti-démocratie - Exclusivisme - Autoritarisme
Les défenseurs du camping s'invitent au conseil municipal
Le conseil municipal ayant voté le 9 juin 2006 en faveur de la création d'un village vacances sur le site du camping municipal, les campeurs, lors de la réunion de concertation prévue le mercredi 13 septembre voudront se voir confirmer qu'un certain nombre d'emplacements seront maintenus.
Vendredi soir, le conseil municipal a fait sa rentrée. Une séance mouvementée à laquelle assistaient une vingtaine de campeurs et membres de l'association Dives avec vous.
Rappel des faits. En juin dernier, le conseil municipal donne son accord de principe, à l'unanimité moins une abstention, (Guillaume Langlais) sur la création d'un village de vacances sur le site du camping. Au cours de l'été, les campeurs et l'association Dives avec vous multiplient les actions contre la fermeture du camping municipal. Guillaume Langlais, élu d'opposition UDF, a demandé au maire par courrier, d'ajouter à l'ordre du jour du conseil municipal du 8 septembre une question sur l'avenir du camping.
En ouvrant la séance, Francis Giffard, maire, après avoir rappelé les articles du code général des collectivités sur une demande d'ajout à l'ordre du jour, évoque « le règlement intérieur de notre assemblée qui prévoit dans son article 72 que les additions à l'ordre du jour initialement présenté, qu'elles soient à l'initiative du maire ou des conseillers, doivent être adoptées par le conseil municipal à la demande du maire ». Et là, pas de surprise, la majorité a rejeté la requête de Guillaume Langlais.
Excédés, les campeurs s'emportent
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