COLÈRE DES POMPIERS !
Le parquet de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a annoncé mercredi qu'il ne ferait pas appel de la décision de placer sous surveillance électronique Fernand Blanc, à l'origine d'un accident ayant coûté la vie à cinq pompiers sur l'autoroute A7 fin 2002.
Cette décision a provoqué l'indignation des familles des victimes de l'accident de Loriol (Drôme).
"Pour nous, ce n'est ni plus ni moins qu'une remise en liberté car à son âge Fernand Blanc voulait tout simplement ne pas finir ses jours en prison", a déclaré à Reuters Pascal Broquet, président de l'association des familles de victimes et père d'un des pompiers tués dans l'accident.
Le juge d'application des peines de Villefranche-sur-Saône avait annoncé fin mars cette mesure d'aménagement de la peine de Fernand Blanc, âgé de 84 ans.
En l'absence d'appel, celui-ci pourra quitter le 20 juillet la maison d'arrêt de Villefranche où il purge actuellement une peine de deux ans de prison ferme.
Il sera alors placé sous surveillance électronique et pourra "sortir de son domicile à titre exceptionnel pour des raisons médicales", a précisé le parquet de Villefranche.
Selon Pascal Broquet, la demande d'aménagement a été faite "parce que sa femme ne supporte plus la solitude, ce qui est encore plus blessant pour les familles".
L'association a décidé d'écrire à Jacques Chirac qui avait assisté aux obsèques des cinq pompiers volontaires.
Fernand Blanc a été condamné en octobre dernier à cinq ans de prison, dont deux fermes, par la cour d'appel de Grenoble.
Le 29 novembre 2002, il roulait à plus de 150 km/h sur une portion de l'autoroute A7 où la vitesse était limitée à 90 km/h à cause de travaux. Son véhicule avait fauché les pompiers qui intervenaient sur un accident.
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