Les lignes politiques ne pourront bouger qu'après le premier tour de l'élection présidentielle, a assuré François Bayrou dimanche sur France Inter, puisque "jusqu'au 22 avril, les appareils verrouillent". "Je n'ai pas l'intention de lui retirer cette estime", a ajouté M. Bayrou, "pour une raison simple : jusqu'au 22 avril, les appareils verrouillent". "Tous ceux qui dépendent des appareils vont, la main sur le coeur, affirmer que naturellement, jamais ils n'envisageront une solution qui rassemblerait au-delà des clivages", a poursuivi le président de l'UDF.
"Le 22 avril, quand je serai sélectionné pour le deuxième tour car je crois que je le serai, les lignes vont se mettre à bouger dans des proportions que vous n'imaginez même pas", a lancé le député béarnais. "Quand le peuple s'est prononcé, il donne à celui qu'il a choisi les moyens politiques" de gouverner, a-t-il dit.
Ainsi, au premier tour de 2002, "Jacques Chirac avait fait 19%. Six semaines après, les Français lui ont donné 365 députés. Ils ont dit dans leur logique: on vient d'élire un président, on lui donne la majorité dont il a besoin".
Dans un duel final contre Nicolas Sarkozy, "la confrontation des projets serait plus nette" que contre Ségolène Royal, selon le responsable centriste, qui a critiqué un projet UMP "fondé sur la loi du plus fort, la loi de ceux qui réussissent contre ceux qui échouent".
En revanche, il "ne voit pas bien les lignes directrices" du projet de la candidate socialiste. "Je propose le changement le plus profond qui ait été conduit en France depuis 25 ans", a-t-il assuré, en pointant PS et UMP, les "deux forteresses" qui se sont succédé au pouvoir.
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