Après sa débâcle à la présidentielle, les législatives s'annoncent périlleuses pour le PCF qui se trouve devant le risque de perdre son groupe parlementaire au Palais Bourbon et qui joue désormais sa survie.Dans l'assemblée sortante le Parti communiste avait un groupe de 21 députés (dont deux apparentés). Soit un de plus seulement que les 20 requis...
Après la défaite de la gauche à la présidentielle et le score calamiteux de Marie-George Buffet au premier tour (1,93%), "le contexte est compliqué", reconnaît le président du groupe à l'Assemblée sortante Alain Bocquet.
"Toutefois", précise-t-il à l'AFP, "l'élection législative n'est pas la même chose que la présidentielle, l'ancrage local des parlementaires joue". "Sans faire de pronostic, je pense qu'il peut y avoir un groupe, il faut espérer".
Mais pour Frédéric Dabi, de l'institut Ifop, "il semble très difficile pour le PCF de retrouver un groupe parlementaire. Certes, l'implantation locale de ses candidats sortants est en sa faveur, mais le score médiocre de Marie-George Buffet à la présidentielle va jouer".
Par ailleurs, sept sortants ne se représentent pas et le PCF "peut être pénalisé, comme à la présidentielle, par le vote utile en faveur du pôle le plus fort de la gauche, le PS".
Les intentions de vote au plan national pour les candidats communistes sont autour de 3%, selon les derniers sondages, "ce qui est très faible", souligne de son côté Jean Chiche, chercheur au Cevipof.
La situation est d'autant plus difficile que dans le sauve qui peut généralisé après la défaite de la gauche, il n'y a pas eu d'accord PS-PCF pour le premier tour, malgré des appels en ce sens de Mme Buffet.
"A l'inverse de 1997 et 2002, où les socialistes n'avaient pas présenté de candidat dans les circonscriptions qui sont des bastions communistes, cette fois le PS n'a plus l'intention d'aider", souligne Jean Chiche.
Dès lors, même dans ces bastions (Seine-Saint Denis, Val-de-Marne, Allier...), "le candidat communiste risque de se trouver derrière le PS au soir du premier tour et d'être automatiquement éliminé", souligne ce chercheur. Il rappelle aussi une autre incertitude qui porte sur "la qualité des reports" au deuxième tour en faveur du candidat PCF arrivé en tête.
Au total, selon ce chercheur, le PCF peut espérer entre 5 et 15 députés au maximum. L'institut BVA table sur 4 à 10 sièges.
"Le PCF va donc certainement perdre son groupe parlementaire et par là même, son autonomie politique, des financements, de la visibilité: c'est la fin tendancielle du PCF tel qu'on le connaît", estime Jean Chiche.
Pour Frédéric Dabi, la perte d'un groupe "serait extrêmement préjudiciable" au PCF et "un ferment supplémentaire de la crise qu'il traverse".
"Les élections de juin risquent fort de porter le coup de grâce tant le PCF a peu de chance de retrouver un groupe parlementaire", soulignait aussi cette semaine l'historien Stéphane Courtois dans une tribune publiée dans le Monde. Et d'évoquer un scénario noir où "le PCF pourrait bientôt rejoindre le Parti radical au cimetière des grandes figures posthumes de la République".
Cette inquiétude est partagée par le parti, toutes tendances confondues: la direction a décidé de la tenue d'un Congrès extraordinaire en fin d'année pour tirer le bilan de la débâcle et Mme Buffet n'a pas exclu de mettre son mandat en jeu.
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Le président du MoDem Fançois Bayrou, l'ancien judoka Djamel Bouras et l'écologiste Corinne Lepage, et le député européen Jean-Marie Cavada le 24 mai 2007 au Zénith à Paris




Dans un souci d'information, une forte délégation d'élus a visité mercredi matin, les différents chantiers en cours ou terminés sur la commune. Accompagnés de Jean Biaudelle, directeur des services technique, Bruno Cottebrune, responsable des travaux bâtiments et de Denis Leloup, secrétaire général de la mairie, les élus se sont rendus au gymnase Questel-Delaporte, ou 236 204 € ont été investis (faux plafond, électricité, chauffage, pose d'une surtoiture et désamiantage).
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